vers 1797 – 1858
Roi Ghézo
Roi du Dahomey (1818-1858), armée des Amazones
Règne1818 – 1858
Naissancevers 1797
Décès1858
RoyautéRoyaume du Dahomey
I Le récit
Ghézo prend le trône du Dahomey en 1818 par un coup de force contre son demi-frère Adandozan, dont le nom sera ensuite effacé de la liste officielle des rois — une damnatio memoriae qui explique que les sources dahoméennes elles-mêmes soient lacunaires sur le règne précédent.
Son premier acte de souveraineté est de cesser de payer. Le Dahomey était tributaire de l'empire d'Oyo depuis le XVIIIᵉ siècle ; Ghézo s'en affranchit vers 1823 et fait du royaume une puissance autonome. Il réorganise l'armée et donne leur forme aux agojie — les corps de femmes soldats que les Européens appelleront « Amazones » —, unités permanentes, casernées, engagées en première ligne, dont l'existence a plus fait pour la réputation du Dahomey que toutes ses victoires.
Son règne est aussi celui d'un dilemme économique. Le Dahomey vit largement de la traite atlantique, que la Grande-Bretagne s'emploie à supprimer par la pression diplomatique et le blocus. Ghézo résiste longtemps, puis engage la conversion du royaume vers l'huile de palme, sans jamais renoncer complètement — la transition est incomplète à sa mort et pèsera sur ses successeurs.
Il fait bâtir son palais dans l'enceinte d'Abomey, où douze palais royaux se succèdent sur un même site, chacun ajouté par un règne, avec les bas-reliefs de terre qui racontent les faits du souverain. L'ensemble est inscrit au patrimoine mondial depuis 1985.
Ghézo meurt en 1858 ; son fils Glélé lui succède, et son petit-fils Béhanzin sera le dernier roi indépendant.
Son premier acte de souveraineté est de cesser de payer. Le Dahomey était tributaire de l'empire d'Oyo depuis le XVIIIᵉ siècle ; Ghézo s'en affranchit vers 1823 et fait du royaume une puissance autonome. Il réorganise l'armée et donne leur forme aux agojie — les corps de femmes soldats que les Européens appelleront « Amazones » —, unités permanentes, casernées, engagées en première ligne, dont l'existence a plus fait pour la réputation du Dahomey que toutes ses victoires.
Son règne est aussi celui d'un dilemme économique. Le Dahomey vit largement de la traite atlantique, que la Grande-Bretagne s'emploie à supprimer par la pression diplomatique et le blocus. Ghézo résiste longtemps, puis engage la conversion du royaume vers l'huile de palme, sans jamais renoncer complètement — la transition est incomplète à sa mort et pèsera sur ses successeurs.
Il fait bâtir son palais dans l'enceinte d'Abomey, où douze palais royaux se succèdent sur un même site, chacun ajouté par un règne, avec les bas-reliefs de terre qui racontent les faits du souverain. L'ensemble est inscrit au patrimoine mondial depuis 1985.
Ghézo meurt en 1858 ; son fils Glélé lui succède, et son petit-fils Béhanzin sera le dernier roi indépendant.
II Faits marquants
1818 — la prise du trône
Ghézo renverse son demi-frère Adandozan, dont le nom sera effacé de la liste des rois.
v. 1823 — la fin du tribut à Oyo
Le Dahomey cesse de payer et devient une puissance autonome.
Les agojie
Les corps de femmes soldats, casernés et permanents, prennent leur forme achevée sous son règne.
De la traite à l'huile de palme
Sous la pression britannique, Ghézo engage une conversion économique qu'il n'achèvera pas.
1858 — la mort
Glélé lui succède ; Béhanzin, son petit-fils, sera le dernier roi indépendant.
III Ce qu'elle a semé ailleurs
Ghézo — Wikipédia