17 août 1844 – 12 décembre 1913
Empereur Ménélik II
Fondateur d'Addis-Abeba, victoire d'Adoua
Règne1889 – 1913 (négus du Choa à partir de 1866)
Naissance17 août 1844
Décès12 décembre 1913
I Le récit
Ménélik II est le souverain qui a fait de l'Éthiopie le seul État africain à sortir victorieux du partage colonial. Négus du Choa à partir de 1866, il devient roi des rois en 1889 à la mort de Yohannès IV, et gouverne jusqu'en 1913.
Le fait qui domine son règne est militaire et diplomatique à la fois. Le traité de Wuchale, signé avec l'Italie en 1889, existe en deux versions : le texte amharique laisse à l'Éthiopie le libre choix de ses relations extérieures, le texte italien en fait un protectorat. Cette divergence — délibérée ou non, elle est toujours discutée — conduit à la guerre. Le 1ᵉʳ mars 1896, à Adoua, l'armée éthiopienne écrase le corps expéditionnaire italien. L'Italie reconnaît l'indépendance de l'Éthiopie ; c'est la seule défaite de cette ampleur infligée à une puissance européenne en Afrique au XIXᵉ siècle, et elle change la place de l'Éthiopie dans les imaginaires politiques du continent et de la diaspora.
Le reste de son œuvre est de construction et d'expansion. Il fonde Addis-Abeba à la fin des années 1880, y installe une capitale qui ne sera plus déplacée, fait venir le télégraphe, le téléphone, l'électricité, les premières écoles modernes et l'hôpital, et lance la voie ferrée vers Djibouti. Il conduit aussi une expansion vers le sud et l'est qui double à peu près le territoire de l'empire, au prix de conquêtes dont les régions concernées gardent une mémoire toute différente de celle du centre — la fiche le signale plutôt que de le taire.
Le fait qui domine son règne est militaire et diplomatique à la fois. Le traité de Wuchale, signé avec l'Italie en 1889, existe en deux versions : le texte amharique laisse à l'Éthiopie le libre choix de ses relations extérieures, le texte italien en fait un protectorat. Cette divergence — délibérée ou non, elle est toujours discutée — conduit à la guerre. Le 1ᵉʳ mars 1896, à Adoua, l'armée éthiopienne écrase le corps expéditionnaire italien. L'Italie reconnaît l'indépendance de l'Éthiopie ; c'est la seule défaite de cette ampleur infligée à une puissance européenne en Afrique au XIXᵉ siècle, et elle change la place de l'Éthiopie dans les imaginaires politiques du continent et de la diaspora.
Le reste de son œuvre est de construction et d'expansion. Il fonde Addis-Abeba à la fin des années 1880, y installe une capitale qui ne sera plus déplacée, fait venir le télégraphe, le téléphone, l'électricité, les premières écoles modernes et l'hôpital, et lance la voie ferrée vers Djibouti. Il conduit aussi une expansion vers le sud et l'est qui double à peu près le territoire de l'empire, au prix de conquêtes dont les régions concernées gardent une mémoire toute différente de celle du centre — la fiche le signale plutôt que de le taire.
II Faits marquants
1866 — négus du Choa
Il établit sa base dans le Choa avant de prétendre à la couronne impériale.
1889 — roi des rois
À la mort de Yohannès IV, il devient negusa nagast et signe le traité de Wuchale avec l'Italie.
Les deux versions du traité
Le texte amharique et le texte italien ne disent pas la même chose : de là vient la guerre.
1ᵉʳ mars 1896 — Adoua
L'armée éthiopienne écrase le corps expéditionnaire italien ; l'indépendance est reconnue.
Addis-Abeba et la modernisation
Capitale nouvelle, télégraphe, électricité, écoles, hôpital et voie ferrée vers Djibouti — et une expansion vers le sud dont la mémoire est disputée.
III Ce qu'elle a semé ailleurs
Menelik II — Wikipédia
Trésors de Maqdala au Royaume-Uni
Le butin de l’expédition britannique de 1868 à Maqdala est toujours conservé à Londres ; l’Éthiopie en demande le retour.