Pétrole, télécoms et banques : ce qui se construit en Irak
Le pétrole reste l'affaire d'une entreprise publique : la Basra Oil Company, longtemps appelée South Oil Company et créée à la fin des années 1960, exploite les gisements du sud, autour de Bassora, dont celui de Roumaïla, et assure l'essentiel de la production nationale exportée par les terminaux du Golfe.
La reconstruction des réseaux est passée par le Kurdistan. Asiacell, fondé en 1999 à Souleimaniye, a obtenu après 2003 l'une des premières licences nationales de téléphonie mobile et s'est étendu à tout l'Irak. Korek Telecom, fondé en 2000 à Erbil, a reçu une licence nationale en 2007 et est devenu l'un des trois grands opérateurs du pays.
Le système bancaire est dominé par deux établissements publics. La Rafidain Bank, « banque des deux fleuves » fondée en 1941 à Bagdad, verse les salaires et les pensions de millions de fonctionnaires. La Trade Bank of Iraq, créée en 2003 pour financer les importations d'un pays coupé du système bancaire international par les sanctions, gère une partie des flux liés aux revenus pétroliers et aux grands contrats de l'État.
La Banque mondiale pointe les pénuries d'eau et d'électricité et une crise de liquidité liée à la baisse des revenus pétroliers comme freins immédiats à l'activité hors pétrole, dont la croissance a ralenti à 1,5 %.
Sources : Banque mondiale — Irak, vue d'ensemble (en anglais) · Wikipédia — Économie de l'Irak · Wikipédia — Economy of Iraq (en anglais) · vérifié le 27/10/2026