Aérien, banque et électricité : ce qui se construit au Liban
Le lien avec la diaspora passe par Middle East Airlines, fondée en 1945 à Beyrouth par Saëb Salam, futur Premier ministre. Compagnie nationale au cèdre vert, elle a continué de voler pendant la guerre civile et relie Beyrouth à l'Europe, au Golfe et à l'Afrique de l'Ouest.
Le secteur bancaire, longtemps pilier du pays, a été frappé de plein fouet. Bank Audi, dont l'origine remonte en 1830 aux activités de change de la famille Audi à Saïda, est devenue l'une des plus grandes banques libanaises, présente au Moyen-Orient et en Europe, avant d'être profondément touchée par la crise. Byblos Bank, devenue banque en 1963 sous la direction de la famille Bassil, possède des filiales en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, notamment en RD Congo, et subit la même crise.
Les services publics en portent la marque. Électricité du Liban, créée en juillet 1964, n'a jamais retrouvé une production suffisante après la guerre civile, et les coupures quotidiennes ont généralisé les générateurs privés ; son déficit pèse sur les finances publiques. Touch, l'un des deux réseaux mobiles, exploité sous ce nom depuis 2004, appartient à l'État, qui en avait confié la gestion au koweïtien Zain avant une reprise en gestion directe par le ministère des Télécommunications.
Sources : Banque mondiale — Liban, vue d'ensemble (en anglais) · Wikipédia — Economy of Lebanon (en anglais) · Wikipédia — Économie du Liban · vérifié le 27/10/2026