Mines, banque et brasserie : ce qui se construit en Sierra Leone
Le sous-sol reste le moteur des exportations. Sierra Rutile, fondée en 1971, exploite dans le sud-ouest l'un des plus importants gisements de rutile du monde, minerai de titane utilisé pour les pigments ; fermée en 1995 pendant la guerre civile, la mine a repris au milieu des années 2000. Koidu Holdings, constitué en 2003, exploite la mine de diamants de Koidu, dans le district de Kono, l'une des premières mines de kimberlite du pays, dans une région marquée par le trafic des diamants dits « de sang », encadrée par le processus de Kimberley.
Le crédit s'organise autour de deux banques. La Rokel Commercial Bank, dont l'origine remonte à 1917 à Freetown, est passée sous contrôle sierra-léonais. La Sierra Leone Commercial Bank, fondée le 15 février 1973 par l'État, dispose d'agences dans les chefs-lieux de province et finance le commerce et l'agriculture.
L'industrie est rare : Sierra Leone Brewery, fondée le 16 mars 1963 à Freetown, produit la bière Star, compte Heineken parmi ses actionnaires et achète une part de ses matières premières aux producteurs locaux. La Banque mondiale note le premier excédent primaire du pays, de 0,5 % du PIB, en 2025.
Sources : Banque mondiale — Sierra Leone, vue d'ensemble (en anglais) · Wikipédia — Économie de la Sierra Leone · Wikipédia (en anglais) — Economy of Sierra Leone · vérifié le 27/10/2026