Océanie · Kiribati · Micronésie

Rafael Ávila Coya

vers 1000 – aujourd'hui

Sociétés du maneaba (Kiribati)

Une assemblée où la place assise est la constitution

Langue Gilbertin (te taetae ni Kiribati)
Capitale Aucune : chaque village a son maneaba
Dynasties Chefs au nord, conseils d'anciens au sud
Influence vers 1000 – aujourd'hui ; le maneaba reste le cadre de la vie publique

I Le récit

À Kiribati, l'institution centrale n'est pas un trône mais une maison : le maneaba, vaste bâtiment au toit très bas soutenu par des piliers de corail, où se réunit la communauté. Chaque lignage y a sa place assise attitrée, le boti, dont la position par rapport aux piliers dit son rang, ses droits et ses obligations — la disposition des sièges est, littéralement, la constitution du village. Les décisions s'y prennent par discussion jusqu'au consensus, et nul n'y parle hors de son boti. Les îles du nord ont connu des chefs de type polynésien, celles du sud une organisation plus égalitaire des anciens : deux modèles coexistant dans un même archipel. Le système du maneaba a survécu à la colonisation britannique et sert encore aujourd'hui de cadre à la vie publique locale, y compris pour discuter des questions qui menacent le pays, à commencer par la montée des eaux.

VIII Ce que ce royaume a semé ailleurs

Kiribati — Wikipédia Synthèse générale ; le système du boti demande des sources ethnographiques au J17. reference Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kiribati
Kiribati — Wikipédia (anglais) reference Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Kiribati

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