Les datations divergent. Koumbi Saleh est donnée comme capitale dès le IVᵉ siècle par certains auteurs, la fondation de l'empire au VIᵉ par d'autres.
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Empire du Ghana
L'empire de l'or du Sahel
I Le récit
Sa date de fondation n'est pas fixée. Les sources la placent au VIᵉ siècle, d'autres font remonter Koumbi Saleh au IVᵉ ; la fiche porte les deux plutôt que d'en choisir une. Ce qui est établi, c'est que le royaume est connu en Arabie et en Europe dès le VIIIᵉ siècle. La première mention revient à l'astronome Muhammad al-Fazari, cité par Al-Mas'ûdî dans Les prairies d'or : il parle du « Ghana, pays de l'or ».
Le nom lui-même est un titre, pas un toponyme. « Ghâna » désigne chez les chroniqueurs arabophones le souverain, non le pays ; le mot viendrait du soninké nwana, « héros », « grand guerrier ». Le roi porte aussi le titre de Kaya-Maga, « maître de l'or ». C'est dire d'où vient la puissance : le commerce transsaharien, l'or du Bambouk et du Bouré échangé contre le sel du Sahara, avec l'apogée au Xᵉ siècle.
La description la plus précise est celle d'Al-Bakri, qui rapporte en 1067 ce qu'on lui décrit de Koumbi. Deux villes dans une plaine, à six milles l'une de l'autre : celle des musulmans, très grande, avec douze mosquées, des imams, des muezzins, des jurisconsultes et des lettrés ; et celle du roi, entourée de huttes, de bosquets sacrés où les prêtres de la nation gardent les idoles et les tombeaux des souverains, et dont l'accès est interdit à quiconque. Une capitale à deux religions et à deux quartiers, cent ans avant l'islamisation des cours du Sahel.
Le déclin vient de plusieurs côtés à la fois : les invasions almoravides à la fin du Xᵉ siècle et la prise de Koumbi attribuée à Abu Bakr en 1076, mais aussi une dégradation des conditions climatiques qui réduit les capacités agricoles. L'empire passe sous domination almoravide, puis sous la tutelle du Sosso de Soumaoro Kanté, avant que Soundiata Keïta ne s'empare de Koumbi Saleh vers 1240 et ne la détruise. Le site est aujourd'hui inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial par la Mauritanie.
Réserve de méthode : ce que l'on sait de Wagadou vient d'auteurs arabes qui n'y sont pour la plupart jamais allés, et de la tradition orale soninké mise par écrit tardivement. Les fouilles de Koumbi Saleh, entamées en 1913, restent la seule source matérielle.
Le territoire historique de cette royauté se répartit aujourd’hui entre Mauritanie et Mali : les frontières actuelles lui sont postérieures. Il n’existe donc qu’une seule fiche, et elle paraît sous chacun de ces pays.
II Histoire
Al-Fazari, cité par Al-Mas'ûdî, donne la première mention connue du Ghana hors d'Afrique de l'Ouest.
Le commerce transsaharien porte l'empire à son extension maximale, de la Mauritanie au Mali actuels.
Deux villes séparées de six milles : celle des musulmans et ses douze mosquées, celle du roi et ses bois sacrés interdits.
Prise almoravide attribuée à Abu Bakr, puis tutelle du Sosso, puis destruction de Koumbi Saleh par Soundiata Keïta.
VIII Ce que ce royaume a semé ailleurs
Ces liens sont sourcés et restent à valider par la curation avant mise en avant publique.