Chaque chef reçoit la charge du territoire qu'il a libéré pendant la guerre sainte ; l'almamy est aussi alfa de Timbo.
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M Saidou (CC BY-SA 4.0)
Almamiyat du Fouta-Djalon
Une théocratie à deux capitales et deux familles alternées
I Le récit
La confédération est divisée en neuf provinces — les *diwe* : Labé, Bhouria, Timbi, Timbo, Kébali, Kolladé, Koïn, Fougoumba et Fodé Hadji. Chaque chef porte le titre d'alfa et reçoit la charge du territoire qu'il avait libéré pendant la guerre sainte. Karamoko Alpha de Timbo était ainsi almamy de la confédération et alfa du diwal de Timbo, la capitale.
Le pouvoir de l'almamy était doublement limité : par la large autonomie des provinces, et par un conseil des anciens qui se réunissait à Fougoumba — la capitale religieuse — et jouait le rôle d'un parlement. L'État a donc deux capitales : on est intronisé à Fougoumba, on gouverne à Timbo.
L'histoire militaire est mouvementée : l'alliance du Fouta-Djalon et du Solimana est défaite en 1762 par Kondé Bourama, roi du Sankaran, qui occupe Timbo la même année ; un sursaut arrête son armée devant Fougoumba, la repousse en 1776 et impose la domination du Fouta sur les plaines de l'est, consolidant l'autorité de l'almamy Sori Maoudo.
Sa mort en 1791 ouvre une période d'anarchie : son fils Sadou est assassiné par les partisans de la faction maraboutique des Alfaya, regroupée autour d'Abdoullaï Bademba, fils de Karamokho Alfa. On adopte alors un **système d'alternance** entre les deux familles Alfaya et Soriya, qui reste en vigueur jusqu'au XXᵉ siècle.
Réserve de méthode — l'État est multiethnique à domination peule, et la société y est fortement hiérarchisée et inégalitaire, le clivage fondamental passant entre musulmans et non-musulmans. Une fiche complète devra l'exposer plutôt que de le taire.
II Histoire
L'almamy est intronisé à Fougoumba, capitale religieuse où siège le conseil des anciens, et gouverne à Timbo, capitale politique.
Kondé Bourama défait l'alliance et occupe Timbo ; arrêté devant Fougoumba, il est repoussé en 1776, ce qui consolide l'autorité de l'almamy Sori Maoudo.
Après la mort de Sori Maoudo et l'assassinat de son fils, un système d'alternance entre les deux familles est adopté ; il durera jusqu'au XXᵉ siècle.
VIII Ce que ce royaume a semé ailleurs
Ces liens sont sourcés et restent à valider par la curation avant mise en avant publique.