Bauxite, connectivité et crédit rural : ce qui se construit en Guinée
La Compagnie des bauxites de Guinée exploite depuis 1963 la mine de Sangarédi, dans la région de Boké ; détenue à 49 % par l'État et pour le reste par le consortium Halco, qui réunit Alcoa, Rio Tinto et Dadco, elle a longtemps fourni l'essentiel des recettes d'exportation. La Société minière de Boké, créée en 2014 par un consortium de capitaux singapouriens, chinois et guinéens, a fait de la même région la première zone d'exportation de bauxite et placé la Guinée au premier rang mondial des exportateurs.
La connectivité a suivi : la Guinéenne de Large Bande, constituée en 2011 pour gérer la capacité du pays sur le câble sous-marin Africa Coast to Europe, mis en service en 2013, a mis fin à la dépendance de Conakry aux liaisons par satellite.
Deux institutions financent l'économie. Le Crédit Rural de Guinée, créé en 1989 pour offrir épargne et crédit aux populations rurales, est devenu l'une des plus grandes institutions de microfinance du pays. La Banque centrale de la République de Guinée, créée le 1er mars 1960 lorsque le pays a quitté la zone franc, émet le franc guinéen, conduit la politique monétaire et supervise les banques.
La mise en production de Simandou, dont la Banque mondiale fait le moteur de la croissance attendue jusqu'en 2028, ajoutera le fer à une économie minière jusqu'ici dominée par la bauxite.
Sources : Banque mondiale — Guinée, vue d'ensemble · Wikipédia — Économie de la Guinée · Wikipédia — Economy of Guinea (en anglais) · vérifié le 27/10/2026