Cacao, agro-industrie et capitaux nationaux : ce qui se construit au Cameroun
Le Cameroun dispose de l'économie la plus diversifiée d'Afrique centrale : forêt, cultures de rente et vivrières, hydrocarbures, industrie, avec de nombreux groupes nationaux. Selon la Banque mondiale, la croissance est estimée à 3,4 % en 2025, un rythme jugé insuffisant pour créer assez d'emplois, et devrait atteindre en moyenne 3,7 % en 2026-2028 ; l'agriculture emploie près de 60 % de la population, et le cacao a soutenu les exportations en 2025.
Le cacao porte justement l'une des trajectoires les plus singulières : Kate Fotso dirige Telcar Cocoa, coentreprise avec le négociant américain Cargill devenue le premier exportateur de cacao du pays, engagée dans la traçabilité et la certification. Plusieurs fortunes se sont bâties par le commerce avant l'industrie. Nana Bouba a étendu le Nana Bouba Group du négoce agricole dans le Grand Nord à la minoterie, aux huiles, au ciment et à la distribution. Baba Danpullo, parti de l'élevage bovin dans l'Adamaoua, a construit un groupe présent dans le thé, l'immobilier et les télécommunications, au Cameroun et en Afrique du Sud.
D'autres ont misé sur l'industrie locale ou sur l'ouverture des télécoms. Samuel Foyou a repris et redressé des unités en difficulté, dont Plasticam, Unalor — l'une dans la plasturgie, l'autre dans les allumettes —, avant d'investir dans la biscuiterie et l'hôtellerie. Colin Ebarko Mukete, issu d'une lignée de chefs traditionnels du Sud-Ouest, s'est engagé dans les télécommunications et la communication au moment où le secteur s'ouvrait à la concurrence privée.
Le cacao porte justement l'une des trajectoires les plus singulières : Kate Fotso dirige Telcar Cocoa, coentreprise avec le négociant américain Cargill devenue le premier exportateur de cacao du pays, engagée dans la traçabilité et la certification. Plusieurs fortunes se sont bâties par le commerce avant l'industrie. Nana Bouba a étendu le Nana Bouba Group du négoce agricole dans le Grand Nord à la minoterie, aux huiles, au ciment et à la distribution. Baba Danpullo, parti de l'élevage bovin dans l'Adamaoua, a construit un groupe présent dans le thé, l'immobilier et les télécommunications, au Cameroun et en Afrique du Sud.
D'autres ont misé sur l'industrie locale ou sur l'ouverture des télécoms. Samuel Foyou a repris et redressé des unités en difficulté, dont Plasticam, Unalor — l'une dans la plasturgie, l'autre dans les allumettes —, avant d'investir dans la biscuiterie et l'hôtellerie. Colin Ebarko Mukete, issu d'une lignée de chefs traditionnels du Sud-Ouest, s'est engagé dans les télécommunications et la communication au moment où le secteur s'ouvrait à la concurrence privée.
Sources : Banque mondiale — Cameroun, vue d'ensemble · Wikipédia — Économie du Cameroun · vérifié le 23/10/2026