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Silar

1805 – 1953

Dynastie de Méhémet Ali

Dynastie royale moderne (1805-1953)

Langue Arabe ; turc ottoman dans l'administration du XIXᵉ siècle
Capitale Le Caire
Dynasties Descendants de Méhémet Ali Pacha — walis, khédives, sultans puis rois
Influence Égypte et Soudan ; par intermittence Levant, Hedjaz, Crète, Adana, Yémen

I Le récit

La dynastie de Méhémet Ali gouverne l'Égypte et le Soudan du début du XIXᵉ siècle au milieu du XXᵉ. Sur des périodes plus courtes, elle contrôle aussi une part de la Libye, la Crète, le district d'Adana, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Hedjaz, une part du Yémen et une part de l'Éthiopie. C'est sans doute la seule dynastie de gouverneurs à avoir régné sur plus de territoires et plus de populations que ses propres suzerains.
Son fondateur, Méhémet Ali Pacha, officier d'origine albanaise envoyé en Égypte par la Porte, s'y impose en 1805 et y conduit une transformation d'État : monopoles agricoles et industriels, conscription, écoles, envoi de missions d'étude en Europe, recrutement massif de techniciens européens. On l'appelle pour cela le père de l'Égypte moderne — formule à manier, car cette modernisation se paie en travail forcé et en fiscalité de guerre.
Le nom même de la dynastie porte un litige. Les textes officiels la nomment « dynastie alaouite », au sens de « descendants d'Ali », sans qu'aucune ascendance avec le quatrième calife de l'islam soit établie — et sans rapport avec la dynastie alaouite du Maroc, qui règne encore. La prononciation du nom du fondateur est elle-même politique : les arabophones égyptiens disent Mouhammad Ali et voient une dynastie attachée à la terre d'Égypte, celle qui l'a modernisée ; la forme Méhémet Ali, turque et albanaise, souligne au contraire son origine étrangère.
Jusqu'en 1914, ses souverains sont formellement des gouverneurs ottomans portant les titres de wali puis de khédive — d'où le nom de « dynastie des khédives ». Ismaïl Pacha obtient la reconnaissance du titre en 1867, mais l'endettement le perd : déposé en 1879 à la demande des puissances, il est remplacé par son fils Tawfiq. En 1882, le Royaume-Uni occupe l'Égypte et le Soudan sous couvert de soutenir le khédive. Le sultanat puis le royaume d'Égypte prolongent la lignée jusqu'à la révolution de 1952 ; Farouk abdique, et la République est proclamée en 1953. La mosquée Méhémet Ali, dans la citadelle du Caire, reste la marque la plus visible de la dynastie sur la ville historique.

II Histoire

1805 — Méhémet Ali s'impose

Officier d'origine albanaise envoyé par la Porte, il prend le pouvoir au Caire et engage une transformation d'État.

Les techniciens et les écoles

Missions d'étude en Europe et recrutement massif d'ingénieurs européens : la modernisation se fait aussi par le travail forcé et l'impôt de guerre.

1867 — le titre de khédive reconnu

Ismaïl Pacha obtient d'Abdülaziz la reconnaissance d'un titre que la dynastie s'attribuait déjà.

1879-1882 — la dette puis l'occupation

Ismaïl est déposé à la demande des puissances ; en 1882, le Royaume-Uni occupe l'Égypte et le Soudan.

1952-1953 — la chute

La révolution des Officiers libres emporte la monarchie ; Farouk abdique et la République est proclamée en 1953.

III Monuments

Le Caire islamique Le Caire, Égypte

Le tissu médiéval de la capitale, mosquées, madrasas et caravansérails, dominé depuis la citadelle par la mosquée d'albâtre que Méhémet Ali y fait élever — un pouvoir qui inscrit sa marque au-dessus de la ville qu'il vient de prendre. Inscrit au patrimoine mondial en 1979.

VIII Ce que ce royaume a semé ailleurs

Méhémet Ali — Wikipédia reference Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9h%C3%A9met_Ali
Muhammad Ali of Egypt — Wikipédia (anglais) reference Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Ali_of_Egypt

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